Ce que montrent les données de l’ONS
Le taux de chômage britannique a baissé à 4,7 % sur les trois mois jusqu’à août 2026, contre 4,9 % au trimestre précédent, selon l’Office for National Statistics. Publié le 20 octobre, ce chiffre déjoue les prévisions de hausse à 5 %. Il s’agit du dernier instantané du marché du travail avant les projets fiscaux du budget John Healey du 28 octobre. Le nombre de chômeurs a reculé de 47 000, à 1,71 million. Le taux d’emploi est monté à 75,3 % et l’inactivité économique à 20,9 %. Les données provisoires de paie signalent environ 13 000 salariés de plus entre août et septembre, ce qui met fin à plusieurs mois de baisse et montre une résilience des tendances du marché du travail britannique.
- Taux de chômage : 4,7 % (contre 4,9 %)
- Chômeurs : 1,71 million (moins 47 000 sur le trimestre)
- Taux d’emploi : 75,3 % (plus 0,2 point)
- Salariés déclarés : 30,3 millions (plus 13 000 sur un mois)
- Inactivité économique : 20,9 %
Pourquoi les postes vacants sont tombés à leur plus bas en cinq ans
Malgré la baisse du chômage, les postes vacants ont diminué de 21 000, à 691 000 au trimestre jusqu’à septembre, un plus bas depuis 2021. Les petites entreprises expliquent surtout ce recul par la hausse des coûts du travail. La Recruitment and Employment Confederation parle d’un « coup dur » pour les demandeurs d’emploi, tandis que la construction enregistre des baisses parmi les plus fortes. Cette divergence souligne la pression sur les coûts d’embauche des petites entreprises britanniques avant le Budget.
| Indicateur | Dernier | Précédent |
|---|---|---|
| Taux de chômage | 4,7 % | 4,9 % |
| Postes vacants | 691 000 | 712 000 |
| Croissance du salaire régulier | 3,7 % | 3,8 % |
| Croissance du salaire total | 3,7 % | 3,9 % |
Réaction des marchés et implications pour la Banque d’Angleterre
La livre a progressé après la publication, à 1,3352 dollar, les traders réduisant leurs attentes de baisses rapides des taux. Le marché juge désormais possible une hausse du taux directeur de 3,75 % en novembre. Ce mouvement montre la sensibilité des anticipations autour de la décision de la Banque d’Angleterre sur les taux.
Contexte politique : le premier budget de Healey
Le chancelier John Healey présentera son premier budget le 28 octobre 2026. Le chômage des jeunes reste préoccupant : 715 000 personnes de 16 à 24 ans étaient sans emploi, moins 28 000 sur le trimestre mais plus 54 000 sur un an. Les petites entreprises affirment que les cotisations sociales et les hausses de salaires freinent les recrutements. Cette tension pèsera sur la r éforme britannique de l’aide sociale 2026 et les choix fiscaux.
Points de vue des experts
Les économistes décrivent un marché du travail « tournant au ralenti » : il crée encore des emplois, mais perd de l’élan. L’ONS rappelle que les enquêtes sur la population active restent des statistiques officielles en développement et conseille de suivre les tendances de fond. Le tableau mitigé laisse peu de marge à Healey : un taux de chômage résilient réduit la pression pour un soutien immédiat, mais la baisse des postes vacants et le chômage des jeunes signalent une fragilité des perspectives économiques britanniques 2026.
Questions fréquentes
Quel est le taux de chômage au Royaume-Uni ?
Il était de 4,7 % sur les trois mois jusqu’à août 2026, contre 4,9 % au trimestre précédent.
Pourquoi le chômage a-t-il baissé ?
47 000 personnes de moins étaient sans emploi et les paies provisoires ont gagné 13 000 salariés, alors que le marché attendait 5 %.
Qu’est-il arrivé aux postes vacants ?
Ils ont reculé de 21 000, à 691 000, un plus bas depuis 2021, les petites entreprises citant la hausse des coûts du travail.
Comment les marchés ont-ils réagi ?
La livre est montée à 1,3352 dollar, les traders réduisant les paris sur des baisses de taux et jugeant possible une hausse depuis 3,75 %.
Quand a lieu le premier budget de John Healey ?
Le 28 octobre 2026.
Et ensuite ?
L’instantané du marché du travail offre à Healey un contexte nuancé : la baisse du chômage peut alléger la pression budgétaire immédiate, mais les postes vacants au plus bas depuis cinq ans et la fragilité de l’emploi des jeunes interdisent toute complaisance. Tous les regards se tournent vers le 28 octobre, quand le chancelier devra concilier discipline budgétaire, soutien à l’embauche et réforme de l’aide sociale.
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