La crise alimentaire mondiale de 2026 a porté la faim aiguë à son niveau le plus grave du siècle, avec deux famines simultanées confirmées à Gaza et au Soudan. Le rapport mondial 2026 du PAM recense 266 millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë dans 47 pays en 2025, et pourrait atteindre 318 millions en 2026 sous l’effet des conflits, du climat et de la fragmentation commerciale.
Une convergence historique de crises
Pour la première fois, deux famines ont été confirmées la même année : certaines parties de Gaza et le Soudan. Le risque de famine persiste pour Gaza, le Soudan et le Soudan du Sud en 2026. Cette double famine reflète conflits armés, blocus et effondrement agricole. Le rapport note 35,5 millions d’enfants malnutris aigus dans 23 pays. La classification IPC de la famine reste la référence.
La triple menace derrière la crise
Mauvaises récoltes dues au climat
Le GRFC 2026 montre que les personnes touchées par les chocs climatiques dans les crises alimentaires sont passées de 15,7 millions en 2020 à 87,5 millions en 2025, en raison d’un El Niño record. Les phénomènes El Niño devraient perturber semis et récoltes en 2026.
Pénuries d’engrais et perturbations énergétiques
Les prix des engrais ont doublé pour certains producteurs, car les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine perturbent le gaz naturel essentiel aux engrais azotés. La Banque mondiale prévoit une hausse de 2,5 % des prix alimentaires mondiaux cette année. La chaîne d’approvisionnement mondiale en engrais reste vulnérable.
Fragmentation des corridors céréaliers
Les restrictions à l’exportation et perturbations maritimes fragmentent le commerce des céréales. La Banque mondiale avertit que des interdictions successives pourraient amplifier les flambées de prix, comme en 2008 et 2022. Des restrictions à l’exportation de céréales sont déjà en place.
Implications stratégiques
L’inflation alimentaire alimente l’agitation politique. Les analystes prévoient une inflation alimentaire mondiale de 5 % au premier semestre 2027 et une hausse cumulée de 15,8 % d’ici 2028. Les grandes puissances utilisent de plus en plus l’alimentation comme arme, avertit le GRFC. Inflation alimentaire et instabilité politique ont historiquement provoqué des troubles.
Perspectives d’experts
« Pour la première fois, deux famines ont été confirmées la même année – à Gaza et au Soudan. Le risque de famine persiste en 2026. » — GRFC 2026, FAO/PAM. Les analystes de la Banque mondiale ajoutent : « Avec l’énergie, les engrais et la météo, la menace de restrictions commerciales est particulièrement aiguë. »
Ce que cela signifie pour 2026 et au-delà
Cette crise structurelle exige une action internationale coordonnée. Sans désescalade, accès humanitaire et systèmes alimentaires résilients, le nombre de personnes en faim aiguë pourrait fortement augmenter. Les outils de évaluation des risques de sécurité alimentaire doivent intégrer ces menaces.
Foire aux questions
Qu’est-ce que la crise alimentaire mondiale de 2026 ?
La convergence des conflits, chocs climatiques et fragmentation commerciale poussant l’insécurité alimentaire à des records, incluant deux famines à Gaza et au Soudan.
Combien de personnes sont touchées ?
266 millions en 2025 dans 47 pays, avec une projection de 318 millions en 2026.
Pourquoi les prix des engrais augmentent-ils ?
Perturbations du gaz naturel, volatilité énergétique et blocage du détroit d’Ormuz.
Comment la fragmentation des échanges aggrave-t-elle la faim ?
Interdictions d’exportation, droits de douane et corridors perturbés amplifient les prix et réduisent l’offre, comme en 2008 et 2022.
Quelles sont les implications stratégiques ?
L’inflation alimentaire alimente l’agitation, et les puissances utilisent l’alimentation comme levier géopolitique.
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