Dans une convergence historique, les géants de la tech ont engagé plus de 9,8 GW de capacité nucléaire pour l'IA, dépassant la consommation électrique de la Suisse. À mi-2026, Microsoft, Amazon, Google et Meta ont signé 13 contrats d'achat nucléaires valant des dizaines de milliards de dollars, la plus grande vague privée depuis les années 1970. La règle finale Partie 53 de la NRC en mars 2026 confirme ce tournant : l'IA est le principal moteur du déploiement nucléaire.
L'ampleur du pivot nucléaire
Microsoft a signé un PPA de 16 G$ pour redémarrer Three Mile Island (835 MW). Amazon a investi 700 M$ dans X-energy pour 960 MW de petits réacteurs modulaires (SMR) et un campus IA de 20 G$ à Susquehanna. Google a réservé 500 MW auprès de Kairos Power. Meta a sécurisé 6,6 GW via Vistra, Oklo et TerraPower. Soit 9,8 GW de PPA nucléaires des hyperscalers, la plus grande vague depuis les années 1970.
Pourquoi le nucléaire ? L'impératif énergétique de l'IA
La demande énergétique des centres de données IA devrait dépasser 1 000 TWh par an d'ici 2027, doublant depuis 2022. Une seule formation de modèle avancé peut consommer l'électricité annuelle de 130 foyers américains. Le solaire et l'éolien ne garantissent pas une fiabilité 24h/24, et les files d'attente de raccordement au réseau atteignent quatre ans. Le nucléaire offre une charge de base décarbonée, pouvant être implanté près des centres de données.
Percée réglementaire : Partie 53 et la loi ADVANCE
La règle Partie 53 de la NRC, publiée le 30 mars 2026, est un cadre de licence fondé sur les risques, remplaçant les règles prescriptives. Elle permet d'expédier des réacteurs fabriqués en usine et d'accélérer les autorisations nucléaires. Elle s'appuie sur la loi ADVANCE de 2024 visant à rationaliser les approbations.
Défis et calendriers
Sur les 9,8 GW engagés, seuls 3 GW proviennent de réacteurs existants ; le reste dépend de SMR non déployés commercialement. La chaîne d'approvisionnement en combustible nucléaire HALEU reste limitée à 900 kg/an aux États-Unis, bien en deçà des besoins. Les coûts pourraient dépasser 120 $/MWh pour les premières unités. L'historique des dépassements de coûts du nucléaire est préoccupant. Pourtant, avec une demande électrique de l'IA en hausse de 50 % par an, l'inaction coûterait encore plus cher.
Foire aux questions
Quelle capacité nucléaire les Big Tech ont-elles engagée ?
Mi-2026, les hyperscalers ont signé 13 projets pour plus de 9,8 GW : Meta (6,6 GW), Amazon (~5 GW cible), Microsoft (835 MW), Google (500 MW). Les PPA pour centrales existantes sont fermes ; les accords SMR sont conditionnels.
Pourquoi le nucléaire plutôt que les renouvelables pour l'IA ?
L'IA exige 99,999 % de disponibilité. Le nucléaire fournit une charge de base continue sans carbone, et les SMR peuvent être placés près des centres de données.
Qu'est-ce que la règle Partie 53 de la NRC ?
Finalisée en mars 2026, c'est un cadre de licence fondé sur les risques pour les réacteurs avancés, remplaçant les règles prescriptives pour accélérer les approbations et réduire les coûts.
Quand les centres de données alimentés au nucléaire seront-ils opérationnels ?
Le redémarrage de Three Mile Island par Microsoft vise 2027-2028. Les PPA de Meta avec Vistra débutent en 2026. Les projets SMR (TerraPower, Oklo, X-energy) sont attendus en exploitation commerciale entre 2030 et 2035.
Conclusion
Le pari du nucléaire pour l'IA, autrefois jugé fantaisiste, se concrétise à grande échelle. Avec la Partie 53 en vigueur et une demande d'IA insatiable, 2026 marque le passage à la question de la rapidité de livraison, façonnant l'avenir de l'informatique et des politiques énergétiques pour des décennies.
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