La Commission européenne a dévoilé l'EU Kids Act le 17 septembre 2026, proposant une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 13 ans et des contrôles parentaux stricts pour les adolescents. Ce projet marque un tournant dans la régulation des plateformes comme TikTok, Instagram, Snapchat, Facebook et X dans les 27 États membres.
Qu'est-ce que l'EU Kids Act ?
Officiellement intitulé « EU Keeping Internet Digital Spaces Accountable and Trustworthy Act », le texte fixe un âge minimum de 15 ans à l'échelle européenne pour créer un compte personnel. Les moins de 13 ans seraient totalement exclus, tandis que les 13-15 ans n'auraient accès aux plateformes que via le compte d'un parent ou tuteur. La proposition s'appuie sur la pression des eurodéputés qui réclamaient, en novembre 2025, un âge minimum de 16 ans et un renforcement des règles du Digital Services Act.
Limites d'âge et contrôle parental
Les 13-15 ans utiliseraient des « mini-comptes » liés à un parent : caméra et micro désactivés par défaut, une heure d'usage quotidien maximum, et contrôle parental sur les abonnés et amis. À partir de 15 ans, les adolescents pourraient ouvrir leur propre compte. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré : « Pas de réseaux sociaux avant 13 ans. Pas de compte personnel avant 15 ans. »
Principales restrictions pour les 13-15 ans
- Caméra et micro désactivés par défaut
- Une heure par jour maximum
- Les parents contrôlent les abonnés et amis
- Pas de défilement infini
Quelles plateformes sont concernées ?
Les règles couvrent Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, X et les services de vidéo comme YouTube, ainsi que les chatbots d'IA et les plateformes de jeux. Les messageries comme WhatsApp sont exclues.
Comment fonctionnera la vérification de l'âge ?
Les entreprises devraient vérifier l'âge des utilisateurs, sans pouvoir se fier uniquement à leurs propres systèmes. La Commission veut au moins une application de vérification d'âge dans chaque État membre, capable de prouver l'âge sans partager de données supplémentaires. Des institutions de confiance (banques, médecins, écoles) pourraient délivrer une déclaration numérique aux parents. Les mécanismes exacts restent flous et la CCIA Europe — qui représente Meta et Google — avertit que vérifier les liens familiaux serait un défi pratique.
Impact sur les entreprises
L'EU Kids Act inverse la charge de la preuve : les plateformes doivent démontrer que leurs services sont sûrs et adaptés à l'âge. Les fonctionnalités addictives comme le défilement infini seraient interdites aux mineurs et des plans de sécurité devraient être soumis. Le non-respect pourrait entraîner des amendes allant jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial. La proposition s'inscrit dans un durcissement face à l'addiction des adolescents aux réseaux sociaux et s'ajoute aux règles de l'AI Act et du Digital Services Act.
Calendrier et prochaines étapes
Le texte doit encore être approuvé par le Parlement européen et les 27 États membres. En cas d'accord, il s'appliquerait au plus tôt fin 2027 ou en 2028 ; les plateformes devraient alors désactiver les comptes des moins de 15 ans. Les critiques évoquent des retards liés à l'application et à la vie privée, comme dans les débats sur les applications de contrôle parental ailleurs.
FAQ
Qu'est-ce que l'EU Kids Act ?
Un projet de loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 13 ans et imposant une surveillance parentale pour les 13-15 ans.
À quel âge un enfant peut-il avoir son compte ?
À partir de 15 ans. Entre 13 et 15 ans, l'accès passe uniquement par le compte d'un parent ou tuteur.
Quelles plateformes sont couvertes ?
Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, X, YouTube, les chatbots d'IA et les jeux. WhatsApp est exclu.
Quelles amendes sont prévues ?
Jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial en cas de non-conformité.
Quand les règles entreront-elles en vigueur ?
Au plus tôt fin 2027 ou en 2028, après validation du Parlement européen et des 27 États membres.
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