Une procession funéraire massive pour le guide suprême de l'Iran
Des milliers de personnes en deuil se sont rassemblées à la mosquée Mosalla de Téhéran pour les funérailles nationales de six jours de l'ayatollah Ali Khamenei, tué fin février lors de frappes américano-israéliennes. L'événement, orchestré par les autorités, devrait attirer 15 à 20 millions de personnes.
Contexte : la mort d'un dirigeant de plusieurs décennies
L'ayatollah Ali Khamenei a dirigé l'Iran d'une main de fer pendant près de 37 ans. Sa mort survient au milieu d'un cessez-le-feu fragile. Les négociations de cessez-le-feu US-Iran ont été suspendues une semaine par respect pour les funérailles, selon Donald Trump.
Détails des funérailles : un événement national de six jours
Programme jour par jour
- Jours 1-2 (week-end) : le corps de Khamenei repose dans une vitrine en verre à la mosquée Mosalla, aux côtés des cercueils de membres de sa famille tués dans la frappe, dont sa petite-fille de 14 mois.
- Jour 3 (lundi) : une procession funéraire massive traversera les rues de Téhéran.
- Jour 4 (mardi) : le cercueil sera transféré à Qom, ville sainte chiite.
- Jour 5 (mercredi) : cérémonies en Irak, pays à forte population chiite.
- Jour 6 (jeudi) : enterrement à Mashhad, sa ville natale dans le nord-est de l'Iran.
Sécurité et logistique
Les autorités ont bouclé une grande partie de Téhéran, fermant les rues et l'espace aérien. La vie quotidienne est suspendue. Des mesures similaires sont en place à Mashhad. Pour faire face à une canicule attendue de 37°C, des systèmes d'arrosage supplémentaires ont été déployés. Les mesures de sécurité du Corps des Gardiens de la révolution iranienne sont très visibles, avec des milliers de personnels déployés.
Deuil et symbolisme politique
À la mosquée Mosalla, les personnes en deuil portent des banderoles rouges et des pancartes, scandant « Mort à l'Amérique » et « Vengeance, vengeance ». Des groupes d'hommes se frappent la poitrine en rythme lors d'un rituel funèbre chiite. À l'extérieur, une estrade réplique de l'originale détruite dans la frappe a été érigée. Les funérailles coïncident avec le 250e anniversaire des États-Unis, un timing non perdu par la foule. Certains ont affiché une banderole « #KillTrump », et des panneaux publicitaires montrent Khamenei le poing levé, sous le slogan « Nous devons nous lever ».
Présence internationale et réactions
Plusieurs dirigeants étrangers sont arrivés à Téhéran, dont le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, l'ancien président russe Dmitri Medvedev, et des représentants du Hamas, du Hezbollah, des talibans, de la Biélorussie, de l'Irak, de la Turquie et de la Chine. Leur présence souligne le rôle clé de Khamenei dans l'« Axe de la résistance ». Le président Donald Trump a commenté la pause : « Nous leur avons donné une semaine de congé pour des funérailles, parce que nous sommes gentils. » Selon des médiateurs qataris, des progrès ont été réalisés sur le mémorandum d'entente signé en juin, mais la situation reste fragile.
Héritage de répression
Le règne de près de quatre décennies de Khamenei a été marqué par une répression brutale. Sous son commandement, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC) a écrasé les manifestations de 2019 et 2022, et environ 7 000 personnes ont été tuées lors des manifestations de janvier 2026. Les opposants ont été emprisonnés, torturés et exécutés. Les droits des femmes ont été sévèrement restreints. Les violations des droits de l'homme en Iran sous Khamenei ont suscité une condamnation internationale généralisée.
Succession et incertitude
Le fils de Khamenei, Mojtaba Khamenei, désigné comme son successeur, n'a pas été vu en public depuis la frappe. Selon des rapports, il aurait été grièvement blessé. Son absence aux funérailles alimente les spéculations sur des luttes de pouvoir. La question de la succession à la tête de l'Iran après Khamenei reste une inconnue critique pour la région.
FAQ
Quand l'ayatollah Khamenei est-il mort ?
Il a été tué fin février 2026 lors de frappes américano-israéliennes sur Téhéran.
Combien de temps durent les funérailles ?
Les funérailles nationales durent six jours, de samedi à jeudi.
Où Khamenei sera-t-il enterré ?
Il sera enterré à Mashhad, sa ville natale dans le nord-est de l'Iran, le dernier jour.
Pourquoi les funérailles sont-elles si importantes ?
Le régime iranien a mobilisé des millions de personnes pour démontrer l'unité nationale et l'influence durable de l'idéologie de Khamenei.
Qui assiste aux funérailles ?
Des délégations du Pakistan, de la Russie, de l'Irak, de la Turquie, de la Chine, du Hamas, du Hezbollah et des talibans sont présentes.
Sources
Cet article est basé sur des reportages de NOS, AFP, AP et Al Jazeera.
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