L'optimisme s'estompe alors que les deux camps signalent la prudence
Les espoirs d'une fin rapide du conflit entre les États-Unis et l'Iran ont été tempérés après que les deux parties ont signalé qu'aucun accord immédiat n'est imminent. Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche soir que ses négociateurs ne doivent pas se précipiter, tandis que le ministère iranien des Affaires étrangères a confirmé des progrès substantiels mais pas d'accord final en vue.
Ce ton prudent marque un revirement par rapport à samedi, où Trump avait posté que la plupart des pays de la région, dont Israël, avaient accepté les grandes lignes d'un accord incluant la réouverture du détroit d'Ormuz. L'Iran n'était pas présent, mais le Pakistan, médiateur, était impliqué.
Le secrétaire d'État Marco Rubio a averti que Washington traiterait avec l'Iran d'une manière différente si aucun accord satisfaisant n'émergeait. La campagne de pression maximale des États-Unis contre l'Iran reste une pierre angulaire de la politique étrangère de Trump.
Points de blocage clés dans les négociations
Selon Tasnim, plusieurs obstacles subsistent. Téhéran exige l'accès à ses avoirs bancaires gelés à l'étranger. Les autres questions incluent :
- Cessez-le-feu au Liban : fin des hostilités entre Israël et le Hezbollah.
- Stock d'uranium : remise du stock d'uranium hautement enrichi.
- Programmes nucléaire et missiles : avenir du nucléaire et des missiles balistiques.
Un diplomate iranien a déclaré que Téhéran est prêt à négocier sur ces points si les sanctions sont levées et le blocus des avoirs supprimé, reflétant le cadre de l'accord nucléaire du JCPOA de 2015.
Les marchés pétroliers réagissent à une percée potentielle
Les prix du pétrole brut ont chuté de 6 % lundi, revenant à leur niveau d'il y a deux semaines, grâce aux espoirs de réouverture du détroit d'Ormuz. Un analyste a évoqué une lumière au bout du tunnel, mais les experts préviennent qu'il faudra des mois pour rétablir les exportations du Golfe. L'impact du conflit iranien sur le marché mondial de l'énergie a été sévère.
Dynamiques régionales et internationales
Israël surveille de près les négociations. Trump et Netanyahu auraient eu un appel houleux sur l'Iran. Le Pakistan continue de jouer un rôle de médiateur, car l'Iran et les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques officielles. "Les négociations sont complexes et impliquent de nombreuses parties," a déclaré un haut responsable américain.
FAQ : Conflit et négociations entre les États-Unis et l'Iran
Quel est le statut actuel des négociations ?
Les deux parties confirment des progrès mais aucun accord imminent. Les points d'achoppement incluent le nucléaire, les avoirs gelés et le Liban.
Pourquoi le détroit d'Ormuz est-il important ?
Il voit transiter environ 20% du pétrole mondial. Sa fermeture a fait grimper les prix.
Quel est le rôle du Pakistan ?
Le Pakistan sert de puissance protectrice de l'Iran aux États-Unis et a participé aux discussions en tant que médiateur.
Un accord pourrait-il affecter les prix du pétrole ?
Oui, les prix ont chuté de 6% sur l'espoir d'un cessez-le-feu, mais la reprise des exportations prendra des mois.
Qu'est-ce que la campagne de 'pression maximale' ?
C'est la politique américaine de sanctions sévères pour forcer l'Iran à négocier sur son nucléaire et ses missiles, rétablie sous le second mandat de Trump.
Sources
Cet article est basé sur des reportages de NOS, Reuters, Tasnim, ISNA, et des déclarations officielles.
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