Les employés aux Pays-Bas avancent plus vite que leurs employeurs en matière d'utilisation de l'intelligence artificielle (IA). Une nouvelle analyse publiée dans la revue économique ESB montre que la part des travailleurs qui déclarent utiliser des applications d'IA comme ChatGPT ou Copilot est plus élevée dans tous les secteurs que la part de ceux qui déclarent que leur employeur soutient activement cette utilisation.
Ce que révèle l'analyse ESB
L'écart entre l'utilisation de l'IA par les employés et le soutien des employeurs dépasse 15 points de pourcentage dans la plupart des secteurs, et atteint près de 30 points dans l'administration publique et l'éducation. De nombreux travailleurs adoptent l'IA de leur propre initiative, alors que leurs organisations n'ont pas encore de politiques claires.
Ces résultats font écho aux programmes de formation aux compétences en IA en Europe, où l'adoption individuelle dépasse souvent la stratégie institutionnelle.
Comment les Néerlandais utilisent ChatGPT et Copilot
L'analyse s'appuie sur une enquête de De Nederlandsche Bank (DNB) d'octobre dernier. Seuls 25 % des employés ont déclaré bénéficier d'un soutien actif de leur employeur pour utiliser l'IA au travail. Les autres sont autorisés à utiliser certains outils mais ne sont pas encouragés, ou n'ont aucune politique claire.
Les applications courantes incluent la rédaction d'e-mails, la synthèse de documents, la génération de code et la recherche d'informations. ChatGPT d'OpenAI et Copilot de Microsoft font partie du quotidien de nombreux employés, même sans directives formelles.
- ChatGPT : texte, brainstorming, brouillons
- Copilot : résumés, tableurs, notes de réunion
- Autres : images, traduction, classification
Écart entre utilisation et soutien
| Secteur | Utilisation employés | Soutien employeurs | Écart |
|---|---|---|---|
| La plupart des secteurs | Plus élevée | Plus faible | >15 points |
| Administration & éducation | Plus élevée | Plus faible | ~30 points |
| Tous secteurs (DNB) | Majorité utilise l'IA | 25 % de soutien actif | Significatif |
Cette adoption ascendante est cohérente avec les tendances d'adoption des logiciels d'entreprise.
Pourquoi les employeurs sont en retard
Beaucoup d'organisations manquent de gouvernance IA, n'ont pas mis à jour leurs directives informatiques, ou craignent des risques de confidentialité et de conformité. L'enquête DNB indique que la plupart des employeurs sont passifs : ils n'interdisent ni ne promeuvent l'IA.
Les travailleurs évoluent donc dans une zone grise : outils non autorisés, informations sensibles copiées vers des plateformes externes, aucune formation sur l'évaluation des résultats. Les experts en gouvernance de l'IA en entreprise exigent des politiques claires, une formation et des règles transparentes.
L'avenir du travail
Partout en Europe, les employés adoptent l'IA générative plus vite que les employeurs. L'analyse ESB suggère que les gains de productivité pourraient être limités sans soutien, intégration et contrôle qualité.
Si la tendance se poursuit, les travailleurs informels gagneront en efficacité individuelle mais manqueront d'avantages coordonnés. Les employeurs qui investissent dans la formation et la gouvernance pourraient transformer l'enthousiasme des employés en avantage concurrentiel.
FAQ
Quel pourcentage d'employés néerlandais bénéficient d'un soutien actif à l'IA ?
Seulement 25 % selon De Nederlandsche Bank.
Quels secteurs affichent le plus grand écart ?
Administration publique et éducation, près de 30 points.
Quels outils d'IA sont les plus utilisés ?
ChatGPT et Copilot, pour rédiger, résumer et rechercher.
Pourquoi les employeurs sont-ils plus lents ?
Manque de politiques claires, craintes de confidentialité et conformité, directives non mises à jour.
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