L'administration Trump a temporairement interrompu tous les travaux de sécurité frontalière dans le parc national de Big Bend, au Texas, après des protestations bipartisanes. Cette concession rare fait suite au passage de bulldozers préparant des routes de patrouille et des barrières anti-véhicules. Le commissaire de la CBP, Rodney Scott, a annoncé la pause dimanche soir et se rendra sur place pour une évaluation des travaux qui ont indigné défenseurs de l'environnement, commerçants, tribus et même républicains.
\nQu'est-ce que le projet de mur frontalier à Big Bend ?
\nLe parc national de Big Bend s'étend sur 801 163 acres de désert de Chihuahua et administre environ 118 miles de frontière le long du Rio Grande. Aucune barrière en béton de 9 mètres n'est prévue. Le projet du secteur Big Bend, financé en partie par le « Big Beautiful Bill » de 46,5 milliards de dollars, comprend 175 miles de murs à poteaux à l'ouest, 200 miles de routes de patrouille et 17 miles de barrières anti-véhicules dans le parc. En mai 2026, Southwest Valley Constructors a obtenu un contrat de construction de 1,7 milliard de dollars. L'administration avait auparavant levé des lois environnementales, dont la dérogation à la loi sur les espèces menacées et la loi sur l'eau propre.
\nPourquoi la construction a-t-elle été interrompue ?
\nL'annonce est intervenue après l'apparition d'excavatrices dans le parc la semaine du 10 août 2026. Dans une vidéo sur X, Scott a déclaré vouloir « écouter les dirigeants locaux et la communauté ». Les médias américains parlent d'une concession rare, alors que l'administration pousse à achever le mur d'ici fin 2027. Le sénateur républicain John Cornyn du Texas souligne que les falaises de 300 mètres et le terrain dangereux dissuadent déjà les migrations.
\nPréoccupations environnementales et culturelles
\nLes défenseurs de l'environnement préviennent que la pause n'est que temporaire. Des militants ont documenté le défrichage à Santa Elena Canyon et Mariscal Mountain, zones riches en biodiversité. L'ancien directeur Bob Krumenaker qualifie le plan d'« insensé » et craint une profanation des parcs nationaux comparable au barrage de Hetch Hetchy. Au moins quatre poursuites contestent le projet, dont une de la tribu Lipan Apache pour liberté religieuse. Les critiques préfèrent les alternatives technologiques aux murs frontaliers comme capteurs et drones.
\nRéactions des politiciens et des habitants du Texas
\nL'opposition est large. Le shérif républicain du comté de Brewster, Thaddeus Cleveland, préfère la technologie aux barrières physiques. Les commerçants accueillent la pause avec prudence. La région de Big Bend ne représente qu'environ 1 % des interpellations de franchissements non autorisés, remettant en question le coût. Le financement de la sécurité frontalière au Texas devient un point de friction.
\nQuelles sont les prochaines étapes ?
\nScott rencontrera les forces de l'ordre et les parties prenantes cette semaine. La durée de la suspension n'est pas précisée, et les contrats et dérogations restent en vigueur. Les recours judiciaires se poursuivent, et des injonctions pourraient être demandées. L'issue pourrait créer un précédent pour la protection des parcs nationaux et monuments américains.
\nFAQ : Pause du mur frontalier à Big Bend
\nQu'est-ce qui a été exactement interrompu dans le parc national de Big Bend ?
\nTous les travaux de construction de sécurité frontalière à l'intérieur du parc, y compris le défrichage pour les routes de patrouille et l'installation de barrières anti-véhicules, ont été temporairement suspendus par le commissaire de la CBP, Rodney Scott.
\nUn mur de 9 mètres est-il construit à travers Big Bend ?
\nNon. La CBP a démenti les informations faisant état d'un mur de 9 mètres ou d'un éclairage de stade à l'intérieur du parc. Les travaux actuels comprennent des routes de patrouille, une technologie de détection et 17 miles de barrières anti-véhicules en acier.
\nPourquoi les républicains du Texas s'opposent-ils au projet ?
\nLe sénateur John Cornyn et le shérif Thaddeus Cleveland soutiennent que les falaises de 300 mètres et le terrain désertique du parc dissuadent déjà les passages illégaux, rendant les barrières physiques inutiles et nuisibles à l'environnement.
\nQuelles lois ont été levées pour le projet frontalier ?
\nLe ministère de la Sécurité intérieure a levé la loi sur les espèces menacées, la loi sur l'eau propre et d'autres protections environnementales pour accélérer la construction dans le secteur de Big Bend.
\nLa construction reprendra-t-elle ?
\nLa pause est temporaire. Les groupes environnementaux et les tribus ont déposé au moins quatre poursuites et pourraient demander des injonctions, mais les contrats et dérogations restent actifs.
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