Le président Donald Trump a subi une nouvelle défaite judiciaire concernant sa controversée salle de bal de 400 millions de dollars à la Maison Blanche, après qu'une cour d'appel fédérale a ordonné l'arrêt des travaux et statué qu'il devait d'abord obtenir l'approbation du Congrès. La décision à 2 contre 1 de la Cour d'appel du circuit de D.C. le 7 août 2026 confirme une injonction d'un tribunal inférieur et souligne la séparation des pouvoirs, la majorité déclarant que le président est un « locataire temporaire, et non un propriétaire » de la Maison Blanche.
Contexte : Le projet de salle de bal
La salle de bal prévue, d'une superficie de 89 000 pieds carrés (plus grande qu'un terrain de football), pourrait accueillir près de 1 000 invités. La construction a débuté après la démolition de l'aile Est historique fin 2025. Le projet comprend aussi un vaste complexe militaire souterrain avec bunkers et centres de commandement, que Trump juge nécessaire pour la sécurité nationale. La National Trust for Historic Preservation a intenté un procès en décembre 2025, alléguant que le président avait violé la Constitution en procédant sans autorisation du Congrès. Le coût est estimé à 400 millions de dollars, provenant de sources privées, selon la Maison Blanche. Les critiques dénoncent une atteinte à l'architecture classique du bâtiment et un précédent dangereux d'excès de pouvoir.
La décision de la cour d'appel : un « locataire temporaire » ne peut pas construire
Dans un avis ferme, la majorité a écrit : « Chaque président est un locataire temporaire, non un propriétaire, de la Maison Blanche. » Les juges Patricia Millett et Brad Garcia ont formé la majorité, tandis que Neomi Rao, nommée par Trump, a exprimé sa dissidence. La cour a permis la poursuite des travaux souterrains pour des raisons de sécurité, mais a arrêté les travaux hors sol. Elle a souligné que la question relevait du Congrès, et non d'une initiative unilatérale de l'exécutif. Cette décision fait écho aux débats croissants sur les limites du pouvoir présidentiel et la Constitution.
Conséquences : le Congrès doit autoriser le projet
La décision n'empêche pas définitivement la construction, mais oblige Trump à demander l'aval explicite des élus, une tâche difficile face à l'opposition démocrate et au scepticisme de certains républicains. Le complexe souterrain reste autorisé, la cour ayant accepté les arguments sur la sécurité nationale. Les experts notent que cette affaire pourrait créer un précédent sur le contrôle présidentiel des propriétés fédérales. La distinction entre la salle de bal et le bunker pourrait être cruciale dans une éventuelle stratégie d'appel devant la Cour suprême.
Réactions et prochaines étapes : la Cour suprême en ligne de mire
Trump a réagi avec colère sur les réseaux sociaux, qualifiant la décision d'« épouvantable, politiquement motivée et illégale », et a promis de faire appel. Son équipe a 14 jours pour saisir la Cour suprême. Si celle-ci accepte l'affaire, ce pourrait être un test majeur de la séparation des pouvoirs. Le National Trust for Historic Preservation s'est félicité de l'arrêt : « La Maison Blanche appartient au peuple américain, pas à un seul président », a déclaré sa directrice Carol Quillen. Ce conflit s'ajoute à d'autres différends sur les rénovations, comme les modifications du miroir d'eau et un monument inspiré de l'Arc de Triomphe, alimentant les accusations de traitement de la capitale en propriété privée.
Questions fréquemment posées
Pourquoi la cour a-t-elle bloqué la salle de bal de Trump ?
La cour a jugé que le président ne peut pas construire une extension massive sans l'accord du Congrès, exigé par la Constitution. Il est un « locataire temporaire » et doit suivre la procédure normale.
Trump peut-il encore construire la salle de bal ?
Oui, mais uniquement si le Congrès l'autorise. La décision n'interdit pas le projet, elle impose seulement une autorisation législative. Trump peut aussi espérer un revirement de la Cour suprême.
Qu'advient-il du bunker militaire souterrain ?
Les travaux souterrains peuvent continuer, la cour ayant accepté que leur arrêt poserait des risques pour la sécurité nationale. Le complexe comprend des centres de commandement et des installations médicales.
Combien coûte le projet et qui paie ?
Le coût est estimé à 400 millions de dollars. La Maison Blanche affirme qu'il sera financé par des fonds privés, mais les critiques exigent de la transparence.
Quand la Cour suprême statuera-t-elle ?
Trump a 14 jours (à compter du 7 août) pour faire appel. Si les juges acceptent l'affaire, une décision pourrait prendre des mois.
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