Taxe carbone UE: CBAM redessine le commerce mondial en 2026

CBAM UE: certificats à 75,36€/tCO2 pour acier, aluminium, ciment, etc. Représailles US/Chine/Inde. Impact sur commerce et climat. Politique climatique commerciale.

Taxe carbone UE: CBAM redessine le commerce mondial en 2026
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Le 1er janvier 2026, le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM) de l'UE entre dans sa phase définitive, une première mondiale. Les importateurs d'acier, aluminium, ciment, engrais, électricité et hydrogène doivent acheter des certificats au prix ETS de 75,36 €/tCO2. Ce mécanisme provoque des menaces de représailles et une reconfiguration des chaînes d'approvisionnement.

Qu'est-ce que le CBAM ?

Le CBAM vise à éviter les fuites de carbone. Les importateurs déclarent les émissions incorporées et remettent des certificats au prix ETS. Six secteurs sont couverts, avec expansion à tous les secteurs ETS d'ici 2030 et à 180 produits en aval d'ici 2028. La phase transitoire s'est achevée fin 2025. Un seuil de 50 tonnes exempte les petits importateurs. Le prix du système d'échange de quotas de l'UE détermine le coût.

Réactions et reconfiguration

Partenaires commerciaux

Les États-Unis, la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et l'Afrique du Sud critiquent le CBAM, menaçant de représailles et de plaintes à l'OMC. L'UE invoque l'article XX du GATT. Le processus de règlement des différends à l'OMC pourrait prendre des années.

Chaînes d'approvisionnement

Les économies en développement subissent des coûts élevés. La Banque mondiale estime une baisse du PIB de 0,91% en Afrique (25 milliards $). Le Mozambique, le Viêt Nam et l'Égypte sont exposés. En réponse, la Chine a élargi son ETS, l'Inde pilote des crédits carbone. Le paysage mondial de la tarification du carbone évolue rapidement.

Prolifération du CBAM

Le Royaume-Uni lancera son CBAM le 1er janvier 2027. Le Canada, le Japon, la Corée du Sud et l'Australie étudient des mécanismes similaires. Même les États-Unis ont des propositions. Cette prolifération crée une mosaïque de coûts. L'harmonisation des mesures carbone aux frontières devient un défi.

Impact sur l'UE

D'ici 2034, les quotas gratuits seront supprimés. La Commission estime une réduction des fuites de carbone de 30% et une contribution à l'objectif de -55% d'émissions d'ici 2030. Les recettes du CBAM (1,5 milliard €/an) financeront la décarbonation. La stratégie de décarbonation industrielle de l'UE en dépend.

Perspectives d'experts

Selon le Dr Helena Bergström, 'le CBAM est la politique climatique commerciale la plus ambitieuse'. L'ambassadeur Rakesh Sharma rétorque que 'les pays en développement paient pour un problème qu'ils n'ont pas créé'.

Foire aux questions

Produits couverts?

Fer/acier, aluminium, ciment, engrais, électricité, hydrogène. Expansion à 180 produits en 2028 et à tous les secteurs ETS en 2030.

Coût des certificats?

75,36 €/tCO2 au T1 2026, basé sur la moyenne ETS. Publication trimestrielle en 2026, hebdomadaire dès 2027.

Qui paie?

Les importateurs UE, mais le coût est répercuté sur les exportateurs non-européens.

Légalité OMC?

L'UE invoque l'article XX du GATT. Des plaintes sont attendues. L'issue reste incertaine.

Pays similaires?

Royaume-Uni en 2027. Canada, Japon, Corée du Sud, Australie en développement.

Conclusion

Le CBAM représente un pari risqué pour concilier climat et commerce. L'ère du commerce sans carbone est révolue. L'avenir de la politique commerciale climatique se décide à Bruxelles.

Sources

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