Aux premières heures du 31 décembre 2025, les autorités finlandaises sont intervenues après qu'Elisa a détecté une rupture d'un câble à fibre optique reliant Helsinki à Tallinn. Les forces spéciales ont abordé le cargo Fitburg, découvrant son ancre traînant sur le fond marin – le dernier épisode d'une campagne croissante de sabotage de câbles sous-marins transformant la Baltique en champ de bataille du XXIe siècle.
Depuis les explosions du gazoduc Nord Stream en septembre 2022, au moins 11 incidents de sabotage présumés ont visé les câbles et pipelines en Baltique. Ces actes, longtemps attribués à des accidents, relèvent désormais d'une campagne hybride stratégique, imputée à la Russie et parfois à des navires chinois.
Un schéma de destruction déniable
Le schéma est récurrent : un navire civil, souvent lié à la gray zone warfare tactics de la Russie ou aux réseaux opaques chinois, traîne son ancre sur des câbles dans des eaux peu profondes. En octobre 2023, le Newnew Polar Bear a endommagé Balticconnector et Estlink. En novembre 2024, les câbles BCS East-West Interlink et C-Lion1 furent sectionnés, le Yi Peng 3 étant suspecté. Le jour de Noël 2024, l'Eagle S, un pétrolier de la flotte fantôme russe, a rompu Estlink 2. Le Fitburg clôture 2025. Chaque incident coûte entre 5 et 150 M€ et peut couper un tiers de la capacité internet nationale. La faille juridique est critique : le global submarine cable network
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