Dans le nord de l'Italie, à Bologne, des protestations ont éclaté après la mort d'Abderrahim Fakir, 43 ans, lors d'une arrestation policière violente. Propriétaire d'une petite entreprise de déménagement et de nettoyage, il a été interpellé après que des voisins ont signalé un comportement agressif. Des images vidéo montrent des agents le maintenir au sol alors qu'il crie à l'aide avant de devenir inerte. L'incident a suscité des comparaisons avec la mort de George Floyd en 2020 et a divisé la classe politique italienne.
Que s'est-il passé lors de l'arrestation ?
Le jour des faits, des voisins ont appelé la police après que Fakir s'est montré agressif et a endommagé une voiture stationnée. Selon les médias italiens, les agents ont appelé les secours peu après leur arrivée, demandant de l'aide pour une « personne atteinte de psychose ». Ils ont utilisé du gaz lacrymogène sur son visage pour le maîtriser, puis l'ont maintenu au sol avec l'aide de passants. Les images montrent trois hommes – dont deux policiers – assis sur lui, pressant son visage contre l'asphalte. Fakir crie « aiuto » (aide) et « basta » (arrêtez) à plusieurs reprises, mais les agents ne se lèvent pas. Il finit par rester immobile, les mains dans le dos, et est déclaré mort peu après.
Réactions en Italie
Protestations et comparaisons avec George Floyd
Ces images ont provoqué l'indignation. Environ 200 personnes se sont rassemblées à Bologne pour commémorer Fakir et protester contre la violence policière, scandant des slogans anti-police et s'agenouillant le poing levé, un geste associé au mouvement Black Lives Matter, selon le journal local Il Resto del Carlino. Des comparaisons sont faites avec la mort de George Floyd, qui a également succombé après que la police s'est agenouillée sur son cou. Les manifestations de George Floyd en Europe ont précédemment remodelé les débats sur le maintien de l'ordre. La sœur de Fakir a déclaré : « Ils ont tué mon frère. Mon frère était désarmé. Des témoins disent qu'il a été ligoté et battu. Je veux justice. » Une autre manifestation est prévue ce soir.
Réactions politiques
La classe politique italienne est divisée. Le maire de centre-gauche de Bologne, Matteo Lepore, soutient la protestation, tandis que la Ligue d'extrême droite – partie du gouvernement de Giorgia Meloni – affirme que les policiers « faisaient leur devoir » en intervenant à la demande de citoyens frustrés. La responsabilité pour la brutalité policière en Italie est une question récurrente. Le Parquet italien a ouvert une enquête sur les deux policiers et quatre soignants impliqués.
Réponse officielle
Le ministère de la Justice a confirmé une enquête complète. Les deux policiers ont été suspendus en attendant l'enquête. Les soignants, présents mais n'étant pas intervenus, sont également sous examen. Les résultats de l'autopsie sont attendus dans les jours à venir pour déterminer la cause exacte du décès.
FAQ sur l'incident policier de Bologne
Qui était Abderrahim Fakir ?
Un entrepreneur maroco-italien de 43 ans, propriétaire d'une entreprise de déménagement et de nettoyage. Il n'avait pas de casier judiciaire.
Pourquoi la police l'a-t-elle arrêté ?
Après que des voisins ont signalé un comportement agressif et des dégâts sur une voiture. Les policiers ont suspecté un épisode psychotique.
Comment est-il mort ?
Les images montrent des policiers le maintenant face contre terre pendant plusieurs minutes alors qu'il criait à l'aide. Il est devenu inerte et a été déclaré mort peu après.
Quels sont les parallèles avec George Floyd ?
Les deux hommes sont morts lors d'une interpellation policière en position ventrale. La mort de Floyd avait déclenché des manifestations mondiales Black Lives Matter.
Quelle est la suite ?
Une enquête est en cours. D'autres manifestations sont attendues à Bologne et ailleurs. Le gouvernement subit des pressions pour réformer les procédures de contrainte policière.
Sources
NOS News, Il Resto del Carlino, Parquet italien.
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