En 2026, les macroéconomistes font face à un paradoxe frappant : malgré plus de 500 milliards de dollars d'investissements cumulés dans l'IA, la productivité totale des facteurs (PTF) dans les économies avancées reste sous la barre des 1,5 %. Le rapport du FMI d'avril 2026 souligne la déception liée à l'IA comme un risque clé, tandis que le WESP 2026 de l'ONU prévoit une croissance mondiale ralentie à 2,7 %. Cet article analyse les goulets d'étranglement structurels derrière le paradoxe de productivité de l'IA.
Qu'est-ce que le paradoxe de productivité de l'IA ?
Le paradoxe de productivité de l'IA décrit l'écart entre les investissements massifs dans l'intelligence artificielle et l'absence de croissance mesurable de la productivité. Selon le rapport Stanford HAI 2026, les investissements mondiaux dans l'IA ont plus que doublé en 2025, avec une croissance de 127,5 % de l'investissement privé. Pourtant, la productivité du travail aux États-Unis n'a augmenté que de 0,3 % au premier trimestre 2026, et la PTF ajustée de la Fed de San Francisco n'a crû que de 0,07 % sur quatre trimestres. Le