Singapour : fouet pour les élèves harceleurs

Singapour autorise le fouet pour les élèves harceleurs, en dernier recours. Jusqu'à trois coups, approuvés par les directeurs. L'UNICEF s'oppose. Découvrez la politique, les garanties et le débat.

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Singapour introduit le fouet pour le harcèlement scolaire en dernier recours

Singapour a introduit de nouvelles directives gouvernementales permettant aux élèves de sexe masculin qui se livrent à du harcèlement, y compris le cyberharcèlement, de recevoir jusqu'à trois coups de canne en dernier recours. Cette politique, annoncée par le ministre de l'Éducation Desmond Lee, fait suite à de multiples incidents de harcèlement très médiatisés qui ont provoqué l'indignation publique en 2024. La mesure a relancé le débat mondial sur l'utilisation du châtiment corporel à l'école et son efficacité à dissuader les comportements agressifs chez les jeunes.

Contexte et historique

Le fouet est une forme légale de punition judiciaire à Singapour depuis l'ère coloniale britannique au XIXe siècle. Il est encore utilisé aujourd'hui pour les délinquants masculins de moins de 50 ans condamnés pour des crimes tels que le vol, la fraude ou les violations de visa. Les nouvelles directives scolaires étendent cette pratique aux établissements d'enseignement, mais uniquement pour les élèves masculins à partir de l'école primaire supérieure (9-12 ans).

Pourquoi le fouet pour le harcèlement ?

Le ministre Desmond Lee a déclaré au parlement que la mesure ne serait utilisée que lorsque les autres mesures disciplinaires échouent. 'Il existe des protocoles stricts pour garantir la sécurité de l'élève. La punition doit être approuvée par le directeur de l'école et ne peut être exécutée que par des enseignants formés', a déclaré Lee. Les écoles doivent également tenir compte de l'âge, du développement de l'élève et de la capacité de la punition à l'aider à comprendre son comportement.

Règles spécifiques au genre et alternatives

La loi singapourienne interdit les châtiments corporels pour les filles. Les filles qui harcèleront seront soumises à d'autres mesures disciplinaires telles que la détention, la suspension ou des notes de comportement inférieures. La politique stipule explicitement que le fouet est réservé aux garçons, reflétant des normes juridiques et culturelles de longue date dans la cité-État.

Des garde-fous stricts en place

Les directives exigent l'approbation du directeur de l'école, l'exécution uniquement par des enseignants autorisés et un maximum de trois coups. La punition est destinée à être un dernier recours, pas une première réponse. Les critiques, cependant, soutiennent que même avec des garde-fous, la pratique peut causer des dommages physiques et psychologiques.

Réactions internationales et critiques

Des organisations comme l'UNICEF s'opposent fermement aux châtiments corporels pour les enfants. Selon l'agence onusienne, ces punitions ont des effets négatifs sur la santé physique et mentale et peuvent renforcer les problèmes de comportement plutôt que les résoudre. La nouvelle politique a été comparée aux politiques de discipline scolaire dans le monde et soulève des questions sur l'équilibre entre dissuasion et bien-être de l'enfant.

Soutien et opposition

Certains parents et éducateurs singapouriens soutiennent la mesure, arguant que la punition traditionnelle est nécessaire pour maintenir la discipline dans les écoles. D'autres, y compris les groupes de défense des droits humains, la condamnent comme dépassée et nocive. Le débat reflète les tensions plus larges entre les approches culturelles de la discipline et les normes internationales des droits de l'homme.

Impact et implications

Cette politique pourrait influencer d'autres pays d'Asie du Sud-Est où le châtiment corporel reste légal mais controversé. Elle met également en lumière l'approche unique de Singapour en matière de loi et d'ordre, où des peines sévères sont courantes pour les délinquants juvéniles et adultes. L'efficacité du fouet comme moyen de dissuasion contre le harcèlement sera étroitement surveillée par les éducateurs et les décideurs du monde entier.

Alors que les écoles commencent à mettre en œuvre les directives, la communauté internationale observera si cette approche réduit les taux de harcèlement ou suscite davantage de controverses sur les droits des enfants.

FAQ

Quelle est la nouvelle politique de fouet dans les écoles de Singapour ?

Les élèves masculins qui harcèlement, y compris en ligne, peuvent recevoir jusqu'à trois coups de canne en dernier recours, approuvés par le directeur de l'école et exécutés par des enseignants formés.

À quel âge les élèves peuvent-ils être fouettés dans les écoles singapouriennes ?

La politique s'applique aux garçons à partir de l'école primaire supérieure, environ 9 à 12 ans, et plus âgés. Les filles sont exemptées des châtiments corporels.

Pourquoi Singapour utilise-t-elle le fouet pour le harcèlement ?

Le gouvernement affirme que c'est un dissuasif nécessaire après une augmentation des incidents de harcèlement. Le ministre Desmond Lee a souligné qu'il n'est utilisé que lorsque les autres punitions échouent.

Que disent les critiques du fouet à l'école ?

L'UNICEF et les groupes de défense des droits humains soutiennent que les châtiments corporels nuisent à la santé physique et mentale des enfants et peuvent aggraver les problèmes de comportement.

Le fouet est-il légal à Singapour ?

Oui, le fouet fait partie du système judiciaire singapourien depuis le XIXe siècle et est utilisé pour les délinquants masculins de moins de 50 ans pour divers crimes.

Sources

BNR Nieuwsradio - Singapour frappe les garçons harceleurs avec des coups de bâton à l'école

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