Des pourparlers historiques USA-Iran à Oman se terminent sur un optimisme prudent
Les premiers pourparlers diplomatiques de haut niveau entre les États-Unis et l'Iran depuis plus d'un an se sont achevés aujourd'hui dans la capitale omanaise, Mascate. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, les a décrits comme "un très bon départ" et a déclaré que les deux parties "s'efforcent de dissiper la méfiance". Les négociations indirectes, médiées par le ministre omanais Badr al-Busaidi, constituent une percée diplomatique majeure au milieu de tensions régionales croissantes.
Quels sujets ont été abordés ?
Les discussions ont principalement porté sur le programme nucléaire iranien, Téhéran insistant pour limiter les discussions aux questions nucléaires et à l'allègement des sanctions. "Nous ne discutons d'aucun autre sujet avec les États-Unis que le programme nucléaire", a souligné Araghchi après les réunions. Les responsables américains avaient cependant tenté d'engager des discussions plus larges sur les missiles balistiques iraniens et le soutien à des groupes militants régionaux tels que le Hamas, le Hezbollah et les Houthis au Yémen.
Contexte régional et tensions
Les négociations se déroulent dans un contexte de tensions militaires croissantes. Les États-Unis ont déployé un porte-avions et des navires de guerre supplémentaires dans la région, tandis que l'Iran a récemment saisi des navires dans le golfe Persique pour contrebande présumée de carburant. Ces développements font suite aux frappes aériennes américano-israéliennes contre des installations nucléaires iraniennes en juin 2025 et aux manifestations meurtrières en Iran qui auraient coûté la vie à des milliers de personnes.
Les États du Golfe arabique ont exprimé leur inquiétude qu'une confrontation militaire ne déclenche une guerre régionale. "L'objectif est maintenant de rapprocher les parties", a déclaré le ministre omanais al-Busaidi, qualifiant les négociations de "très sérieuses".
Principaux acteurs et prochaines étapes
La délégation américaine était dirigée par l'envoyé pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de l'ancien président Donald Trump. La partie iranienne était représentée par le ministre Abbas Araghchi. Les deux délégations vont maintenant consulter leurs capitales respectives avant de décider de futures rondes de négociations.
Selon un porte-parole iranien, "la décision concernant d'autres rondes de négociations sera prise en consultation avec les deux capitales". Cela suggère que bien que les pourparlers soient terminés pour l'instant, la porte reste ouverte à une diplomatie continue.
Efforts diplomatiques plus larges
Avant les pourparlers omanais, le Qatar, la Turquie et l'Égypte ont présenté un cadre de propositions qui obligerait l'Iran à limiter considérablement l'enrichissement d'uranium et à restreindre la possession de missiles balistiques et l'armement des alliés régionaux. Ces propositions représentent des efforts régionaux pour trouver une solution globale au conflit nucléaire.
Les pourparlers interviennent également après que l'Iran a officiellement mis fin au Plan d'action global commun (JCPOA) en octobre 2025, suite à la guerre Iran-Israël de juin 2025. L'accord nucléaire original de 2015 s'était effondré après le retrait américain en 2018.
Sources
ABC News: Iran-US heropenen nucleaire gesprekken in Oman
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