Trump menace d'annexer le Groenland 'par la manière forte'

Donald Trump menace d'annexer le Groenland 'par la manière forte', provoquant un rejet unanime des partis groenlandais et des avertissements européens sur une possible fin de l'OTAN, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues en Arctique.

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L'attitude agressive de Trump sur le Groenland provoque une crise internationale

Dans une escalade dramatique des tensions géopolitiques, l'ancien président Donald Trump a déclaré que le Groenland 'deviendra américain, qu'ils le veuillent ou non' lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche. Ses dernières menaces suggèrent qu'il est prêt à procéder à une annexion 'd'une manière un peu plus difficile' si nécessaire, ce qui représente un changement significatif par rapport à ses tentatives précédentes d'acheter ce territoire autonome danois.

Une zone arctique stratégique au centre du conflit

Le Groenland, la plus grande île du monde avec seulement 56 583 habitants, est devenu un point focal dans la lutte mondiale pour le pouvoir. Trump affirme que les États-Unis doivent posséder le Groenland pour empêcher une occupation russe ou chinoise, malgré les droits militaires américains existants dans le cadre d'un accord de défense de 1951 avec le Danemark. 'Nous allons faire quelque chose avec le Groenland, qu'ils le veuillent ou non,' a déclaré Trump, ajoutant que cela se ferait 'd'une belle manière' ou 'd'une manière un peu plus difficile.'

Rejet unanime du Groenland

Dans un élan d'unité sans précédent, les cinq partis politiques du parlement groenlandais ont publié une déclaration commune condamnant les remarques de Trump comme 'très irrespectueuses.' Le Premier ministre Jens Frederik Nielsen et les chefs de l'opposition ont déclaré : 'Nous ne serons pas Américains, nous ne serons pas Danois, nous sommes Groenlandais.' La déclaration a souligné que l'avenir du Groenland 'doit être décidé par le peuple groenlandais lui-même.'

Contre-réaction européenne et implications pour l'OTAN

Les menaces ont déclenché l'alarme dans toute l'Europe. La Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti que toute action militaire américaine contre le Groenland signifierait 'la fin de l'OTAN', car elle violerait les principes de défense collective de l'alliance. Les dirigeants européens de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni ont publiquement déclaré que seuls les Groenlandais et les Danois peuvent décider de leur relation, tout en préparant en privé des plans d'urgence pour une rupture potentielle avec les États-Unis.

Contexte géopolitique et compétition arctique

L'importance stratégique du Groenland a augmenté avec le changement climatique, qui ouvre de nouvelles routes maritimes arctiques et l'accès à des ressources minérales précieuses. Le territoire se situe entre l'Amérique du Nord et l'Europe, ce qui le rend crucial pour le positionnement militaire. Selon des analystes géopolitiques, le schéma de Trump consistant à recourir à la force militaire lorsqu'elle peut être appliquée à moindre coût suggère qu'il pourrait être sérieux quant à des tentatives d'annexion. Les États-Unis entretiennent déjà la base aérienne de Thule dans le nord du Groenland avec environ 100 militaires, qu'ils pourraient étendre dans le cadre des accords existants.

Contexte historique et tentatives précédentes

Trump a montré pour la première fois son intérêt pour l'achat du Groenland pendant sa présidence en 2019, une idée que le Danemark a fermement rejetée. Sa nouvelle poussée intervient dans le cadre de manœuvres géopolitiques plus larges, y compris des actions récentes au Venezuela. Les experts avertissent qu'une annexion du Groenland normaliserait la prise de territoires par les grandes puissances qu'elles considèrent dans leur sphère d'influence, ce qui saperait fondamentalement l'ordre international.

Alors que les tensions s'intensifient, la communauté internationale observe attentivement. Avec des pourparlers à venir entre le secrétaire d'État américain Marco Rubio et les responsables danois, la situation reste volatile. Les Groenlandais, pris dans cette tempête géopolitique, continuent de défendre leur droit à l'autodétermination tout en subissant des pressions sans précédent de la part des puissances mondiales.

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