Le rapport 2025 montre que les routes maritimes arctiques peuvent être économiquement avantageuses en été, mais que des primes d'assurance plus élevées et des mesures d'avertissement environnemental sont essentielles pour des opérations durables.
Contexte
La fonte accélérée des calottes glaciaires dans la région arctique a transformé la route maritime du Nord (NSR) et le passage du Nord-Est (NEP) en routes commerciales potentielles plus courtes. Une étude publiée en 2025 examine pour la première fois en détail les routes saisonnières, les risques commerciaux, l'impact environnemental et les besoins en assurance.
Principales conclusions
Disponibilité des routes
L'étude applique un modèle well-to-wake et compare les temps de trajet pour les conteneurs entre la NSR et la route traditionnelle du Sud-Est via Suez. Elle montre que pendant la haute saison (juin-août), la NSR offre une distance environ 25% plus courte, ce qui se traduit par une économie de temps de 12 heures pour les navires porte-conteneurs de 12 000 tonnes. Cependant, le NEP reste largement impraticable en dehors de la saison polaire de 6 semaines.
Considérations économiques
Les économies de carburant et les temps de transit plus courts augmentent les marges brutes, mais l'étude souligne des coûts terminaux plus élevés à Mourmansk et dans les ports arctiques russes. En 2024, les primes d'assurance polaire ont augmenté de 30%, avec une augmentation annuelle attendue de 15% au cours des dix prochaines années. « Les assureurs sont encore en train d'évaluer les risques uniques de la navigation dans les glaces », explique le Dr Elena Petrova, analyste des risques à l'Organisation maritime internationale.
Coûts environnementaux
L'écosystème arctique est particulièrement sensible au trafic maritime. Le rapport estime que chaque voyage de conteneurs via la NSR émet 10% de gaz à effet de serre en plus qu'une route conventionnelle, mais compense avec moins de collisions. Les plus grands risques pour la biodiversité sont attendus près des mers de Kara et de Laptev, où le trafic augmentera. L'étude recommande des compensations carbone obligatoires et une surveillance en temps réel des glaces.
Paysage de l'assurance
Les assureurs développent de nouvelles couvertures polaires, incluant la protection de la coque, la responsabilité en cas de fuite de pétrole et la remédiation environnementale. Le rapport souligne la nécessité de directives internationales standardisées pour éviter la fragmentation. « Les décideurs politiques doivent agir rapidement pour créer des conditions équitables pour les assureurs et les propriétaires de navires », ajoute le Dr Ahmed Rahman.
Réactions des parties prenantes
Les grands groupes de transport maritime, dont Maersk et CMA CGM, ont déjà lancé des services pilotes de conteneurs via la NSR. Les ONG environnementales avertissent que les applications commerciales pourraient accélérer la fonte des glaces. La Russie investit dans de nouveaux ports et un réseau SAR coordonné ; la CNUDM réexamine les revendications de juridiction.
Perspectives futures
L'étude conclut que la faisabilité économique des routes arctiques dépend des tendances climatiques, de la réglementation et de l'innovation technologique. Les routes saisonnières ne resteront viables que si des modèles d'assurance robustes et une protection environnementale stricte sont en place.
Lisez le rapport complet sur Frontiers in Marine Science et la dernière analyse politique sur Nature Communications.
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