Le conflit au Moyen-Orient de fin février 2026 a provoqué la plus grande perturbation de l'offre pétrolière jamais enregistrée, retirant environ 10 millions de barils par jour du marché mondial. Le Brent est monté à 86 dollars en moyenne. Les pays en développement subissent de plein fouet : l'inflation a grimpé de 4,2 % à 5,2 %, réduisant à néant des années de désinflation. Avec des marges budgétaires épuisées et des coûts d'emprunt élevés, les progrès économiques s'effondrent.
Qu'est-ce qui a déclenché le choc pétrolier de 2026 ?
Le 28 février 2026, des frappes américano-israéliennes ont visé l'Iran, qui a miné le détroit d'Ormuz. Ce passage gère 35 % du pétrole brut maritime mondial. L'offre a chuté de 10,1 Mb/j, un record. Le Brent a bondi de 65 % avant de se stabiliser à 92 dollars après un cessez-le-feu. La Banque mondiale, dans ses Perspectives des marchés des matières premières d'avril 2026, prévoit une hausse de 24 % des prix de l'énergie.
Pourquoi les pays en développement trinquent-ils le plus ?
Le choc est asymétrique : les pays développés voient leur inflation passer de 2,6 % à 2,9 %, tandis que celle des pays en développement bondit à 5,2 %. Un économiste de l'ONU parle de « tempête parfaite ». La Banque mondiale, dans son Perspectives économiques mondiales de juin 2026, abaisse la croissance à 3,6 % et alerte sur une hausse de 31 % des prix des engrais, menaçant 45 millions de personnes d'insécurité alimentaire.
Des marges budgétaires épuisées
La dette souveraine proche des records et la flambée énergétique aggravent la situation : hausse des taux, appréciation du dollar, déficits courants. Sans réserves stratégiques, ces pays sont exposés à la volatilité, contrairement aux pays de l'OCDE aidés par les 400 millions de barils libérés par l'AIE.
Réponses politiques : ciblées, temporaires et transformatrices
Le FMI préconise des aides ciblées. Pourtant, certains maintiennent des subventions générales, jugées ruineuses par le affaires budgétaires du FMI. L'AIE note que 150 pays investissent dans les renouvelables. La coopération régionale s'intensifie, comme le protocole énergétique de la Zone de libre-échange continentale africaine et l'achat groupé de GNL par l'ASEAN.
Que va-t-il se passer ensuite ?
L'avenir dépend du détroit d'Ormuz. Une escalade provoquerait une récession dans plusieurs pays en développement. La croissance mondiale est abaissée à 2,5 % en 2026. Les institutions appellent à accélérer l'investissement dans les énergies renouvelables au Sud, avec des financements concessionnels.
FAQ
Pourquoi le prix du pétrole a-t-il autant augmenté en 2026 ?
La guerre en Iran a conduit au minage du détroit d'Ormuz, retirant 10 Mb/j des marchés. Le Brent a bondi de 65 % en quelques semaines.
De combien l'inflation a-t-elle augmenté dans les économies en développement ?
L'inflation est passée de 4,2 % à 5,2 %, selon l'ONU. Dans les pays développés, elle est passée de 2,6 % à 2,9 %.
Pourquoi les pays en développement sont-ils plus touchés que les pays riches ?
Ils ont une dette élevée, pas de réserves stratégiques et dépendent des importations. Leurs marges budgétaires et capacités d'amortissement sont limitées.
Quelles sont les perspectives de croissance mondiale en 2026 ?
La croissance mondiale est abaissée à 2,5 %. Une escalade du conflit pourrait provoquer une récession.
Quelles politiques sont recommandées ?
Des aides ciblées et temporaires pour les plus vulnérables, et des investissements dans les énergies renouvelables.
Follow Discussion