Le bilan s'alourdit après le décès d'une fillette de 12 ans
Le bilan de la fusillade du 7 août à l'école Debsirin Nonthaburi en Thaïlande s'élève à neuf morts après le décès d'une fille de 12 ans à l'hôpital. La victime faisait partie des 22 blessés lorsque Patchata Yimruang, un élève de 14 ans, a ouvert le feu, tuant cinq membres du personnel avant de se suicider. Il avait auparavant abattu ses grands-parents paternels à leur domicile.
Chronologie d'une tuerie meurtrière
Selon les images de vidéosurveillance, l'attaque a duré environ 40 minutes le matin du 7 août. Yimruang est arrivé avec un pistolet CZ-75 et 98 balles appartenant à son grand-père. « Il allait de salle en salle, tirant sur tous ceux qu'il voyait », a raconté un survivant. À 9h51, il a commencé à tirer au sixième étage, tuant deux enseignants, puis a descendu les étages, abattant le directeur adjoint et une secrétaire, et tirant dans des salles de classe. Après un bref enrayage, il a repris son attaque. La police est intervenue vers 10h00, et il s'est suicidé vers 10h30.
Qui était le tireur ?
Patchata Yimruang, élève de Mathayom 3 (équivalent à la 3e), vivait chez ses grands-parents. Décrit comme réservé, il était victime de harcèlement ; la veille, d'autres élèves l'avaient enfermé dans les toilettes. Une semaine avant, il avait téléchargé des vidéos de tueries de masse. Il a tué ses grands-parents en silence, utilisant une chaise pour atteindre l'arme rangée en hauteur.
Le gouvernement promet un renforcement du contrôle des armes
Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a annoncé une loi interdisant le port d'armes en public, sauf pour les fonctionnaires en service. « C'était une attaque préméditée », a-t-il déclaré, évoquant le stress scolaire. La Thaïlande a déjà connu plusieurs fusillades, dont le massacre de la garderie de Nong Bua Lamphu en 2022 (38 morts), la fusillade du marché Or Tor Kor en 2025 et la fusillade de l'école de Hat Yai en février 2026 (un mort). Anutin, au pouvoir depuis 2025, subissait déjà des pressions.
Impact plus large et appels à réformer la santé mentale
L'UNICEF a exhorté le gouvernement à améliorer les services de santé mentale pour les jeunes, soulignant le mélange dangereux de harcèlement, pression scolaire et accès aux armes. Parmi les 22 blessés, la plupart avaient entre 12 et 14 ans ; 14 restent hospitalisés, dont sept dans un état critique. L'école Debsirin Nonthaburi a fermé temporairement et des psychologues ont été déployés. C'est la deuxième fusillade mortelle en milieu scolaire en 2026, relançant le débat sur la santé mentale des jeunes et le harcèlement.
Foire aux questions
Combien de personnes sont mortes dans cette fusillade ?
Neuf personnes : les grands-parents du tireur, cinq membres du personnel (trois enseignants, le directeur adjoint, la secrétaire du principal), le tireur lui-même et une fille de 12 ans décédée plus tard.
Qui était le tireur ?
Patchata Yimruang, élève de 14 ans à Debsirin Nonthaburi. Victime de harcèlement, il avait cherché des vidéos de fusillades avant l'attaque.
Quelle arme a été utilisée ?
Un pistolet CZ-75 légalement enregistré au nom de son grand-père, avec 98 balles. Il l'a pris dans une armoire verrouillée au domicile.
Quelles nouvelles lois sur les armes sont proposées ?
Interdiction du port d'armes en public, sauf pour les fonctionnaires actifs. La loi devrait être accélérée après la tragédie.
Combien de blessés ?
Au moins 22, principalement des élèves de 12 à 14 ans. Quatorze restent hospitalisés, dont sept en soins intensifs.
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