Les États-Unis lancent des frappes de représailles massives contre l'EI en Syrie

Les États-Unis mènent de vastes frappes de représailles contre l'EI en Syrie suite à une embuscade meurtrière en décembre ayant tué trois Américains. L'opération implique des partenaires de la coalition et cible plus de 35 sites de l'EI.

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L'opération Hawkeye Strike cible des objectifs de l'EI dans toute la Syrie

Les États-Unis ont mené des frappes aériennes de représailles à grande échelle contre des cibles de l'État islamique (EI) en Syrie. Il s'agit de la deuxième opération majeure en réponse à une embuscade meurtrière en décembre qui a coûté la vie à trois Américains. Les frappes, menées le 10 janvier 2026, ont impliqué plusieurs avions de combat et des munitions de précision visant plus de 35 sites de l'EI à travers la Syrie.

'Notre message reste clair : ceux qui font du mal à nos militaires, nous les traquerons et les tuerons, où qu'ils se trouvent dans le monde,' a déclaré le Commandement central américain (CENTCOM) dans son communiqué officiel après l'opération.

Réponse à une embuscade meurtrière

Les dernières frappes sont une réponse à une attaque survenue le 13 décembre 2025 à Palmyre, dans le centre de la Syrie, au cours de laquelle deux soldats américains de l'Iowa - le Sgt. Edgar Brian Torres Tovar et le Sgt. William Nathaniel Howard - ainsi que l'interprète civil américain Ayad Mansoor Sakat ont été tués. Trois autres militaires ont été blessés lors de cette embuscade, qui, selon les responsables américains, a été menée par des combattants de l'EI.

Cela représente la deuxième vague de frappes de représailles dans le cadre de ce que le Pentagone a nommé 'Opération Hawkeye Strike'. La première riposte a eu lieu le 19 décembre 2025, lorsque les forces américaines ont attaqué environ 70 sites de l'EI dans le centre de la Syrie.

Implication de la coalition internationale

L'opération du 10 janvier a impliqué plusieurs partenaires de la coalition, les forces jordaniennes ayant confirmé leur participation aux côtés des moyens militaires américains. Bien que le Pentagone n'ait pas dévoilé tous les pays participants, ces frappes représentent la coopération internationale continue contre l'organisation terroriste.

'Cette action coordonnée démontre notre engagement inébranlable à réduire les capacités de l'EI et à protéger nos troupes dans la région,' a déclaré un haut responsable de la défense à des journalistes sous couvert d'anonymat.

Menace persistante de l'EI

Malgré la perte de son califat territorial en 2019, l'EI maintiendrait environ 6 000 combattants en Syrie et en Irak selon les évaluations de l'ONU. Ces forces opèrent principalement sous forme de 'cellules dormantes' - des individus menant une vie civile normale mais prêts à mener des opérations terroristes lorsqu'ils sont activés.

Le groupe a tenté d'exploiter l'instabilité politique après le renversement du président syrien Bachar al-Assad en décembre 2024. Les analystes en sécurité notent que si l'EI n'a plus le contrôle territorial dont il jouissait autrefois, il reste capable de mener des attaques meurtrières contre des cibles militaires et civiles.

Présence militaire américaine en Syrie

Environ 900 soldats américains restent stationnés dans l'est de la Syrie dans le cadre de l'Opération Inherent Resolve, la mission de la coalition internationale visant à prévenir la résurgence de l'EI. L'opération est en transition depuis 2025, avec des plans pour maintenir les opérations anti-EI en Syrie au moins jusqu'en septembre 2026.

Les récentes frappes soulignent la menace persistante des vestiges de l'EI et l'engagement continu des États-Unis en faveur des opérations de contre-terrorisme dans la région, même si la mission évolue vers des rôles plus consultatifs et de soutien avec les partenaires locaux.

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