Le port de Marseille refuse des pièces d'armes présumées pour Israël

Les dockers de Marseille ont refusé de manipuler une cargaison de pièces d'armes présumées pour Israël, en opposition au conflit à Gaza. Le syndicat CGT a isolé le conteneur, tandis que des rapports d'enquête mettent en lumière des expéditions similaires antérieures. Le président Macron a appelé à un cessez-le-feu et critiqué les livraisons d'armes.

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Les dockers de Marseille ont refusé de manipuler du matériel militaire destiné à Israël. Aujourd'hui, un chargement a été rejeté d'un navire à destination d'Israël. "Nous sommes pour la paix et contre les guerres. Nous refusons de coopérer avec le génocide mené par le gouvernement israélien," a déclaré le syndicat CGT.

Le chargement contenait 19 palettes de pièces métalliques pour armes automatiques, selon la CGT. Ces pièces auraient été fabriquées par l'entreprise française Eurolinks et devaient être expédiées à Haïfa, en Israël, pour livraison à Israel Military Industries, un important fournisseur de l'armée israélienne.

"Nous avons été informés mercredi matin de ce chargement," a déclaré le représentant de la CGT, Christophe Claret, à l'AFP. "Nous avons identifié le conteneur avec les pièces militaires et l'avons isolé."

Des journalistes d'investigation de Disclose ont signalé deux expéditions militaires similaires de Marseille à Haïfa plus tôt cette année, en avril et mai. "Il est possible que cet équipement soit utilisé contre des civils à Gaza," a noté le site.

Le président français Macron a appelé à un cessez-le-feu à Gaza et a exhorté à ne pas fournir d'armes à Israël qui pourraient être utilisées dans la guerre contre le Hamas. "On ne peut pas appeler à un cessez-le-feu tout en livrant des armes de guerre," a déclaré Macron.

En octobre 2023, la France a expédié du matériel militaire en Israël, le ministre de la Défense Lecornu affirmant initialement qu'il était destiné à la revente à un autre pays. Plus tard, il a révisé sa déclaration, disant que l'équipement serait assemblé en Israël et renvoyé en France.

Les dockers et Disclose craignent que l'équipement ne finisse entre les mains de l'armée israélienne. "La France n'a pas les moyens de vérifier si l'équipement est utilisé par Israël," a rapporté Disclose.

Ni le port de Marseille ni Eurolinks n'ont commenté le refus. Les politiciens de gauche ont salué l'action, le Parti socialiste français déclarant : "L'humanisme n'est pas à vendre."

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