L'affaire de maltraitance dans une crèche indonésienne s'étend à 27 suspects
La police indonésienne a nommé 14 suspects supplémentaires dans l'affaire de maltraitance à la crèche Little Aresha à Yogyakarta, portant le total à 27, ont confirmé les autorités le 6 juillet 2026. L'affaire implique des violences systématiques et de la négligence envers des dizaines d'enfants dans cet établissement non agréé.
Les 13 premiers suspects, arrêtés fin avril 2026, incluent le propriétaire, le directeur et des soignants. Les 14 nouveaux sont 10 soignants, un agent de sécurité et trois administratifs, selon la police. Les soignants sont accusés de participation active aux sévices, les autres d'avoir permis les mauvais traitements.
L'enquête sur les 13 premiers suspects est close et les procureurs préparent les actes d'accusation. D'autres suspects pourraient être nommés.
Contexte : La crèche Little Aresha
Little Aresha, située à Yogyakarta, fonctionnait sans permis. Elle accueillait des enfants de la naissance aux tout-petits. Selon la réglementation indonésienne des garderies, elle aurait dû être agréée. Avant l'affaire, des parents avaient remarqué des signes inquiétants (ecchymoses, changements de comportement) mais n'avaient pas suspecté d'abus en raison de la bonne réputation de l'établissement.
La descente et les découvertes
Le 20 avril 2026, un ancien employé a signalé les abus. Le 24 avril, la police a fait une descente et a trouvé des enfants âgés de 2 à 6 ans avec les mains et les pieds attachés, certains à des portes. Les enfants étaient entassés dans de petites pièces, avec jusqu'à 20 enfants dans des espaces exigus. Sur les 103 enfants inscrits, au moins 53 montraient des signes de violence ou de négligence. La plupart des victimes avaient moins de deux ans.
Allégations de maltraitance
Selon la police et les parents, les sévices incluent : violences physiques, attachement des membres, enfermement dans les toilettes, surpeuplement, privation de nourriture et d'eau, négligence des enfants malades et traitement inhumain. Des parents ont déclaré à BBC Indonésie que leurs enfants rentraient blessés et affamés. La crèche attribuait les blessures à des accidents.
Indignation et appels à réforme
L'affaire a provoqué une vive indignation. Environ 43 % des quelque 3 000 garderies indonésiennes sont non agréées, 66,7 % du personnel non certifié. Des parlementaires ont proposé un raid national sur les garderies illégales. Le gouvernement de Yogyakarta pilote des normes adaptées aux enfants. Les experts soulignent les failles du système de protection de l'enfance en Indonésie. La réforme des licences des garderies en Indonésie est devenue une priorité.
Procédure judiciaire
Les avocats des suspects n'ont pas commenté. La date du procès n'est pas fixée. La police continue d'enquêter ; 144 enfants ont été entendus, 60 autres sont attendus.
FAQ
Qu'est-ce que l'affaire Little Aresha ?
Violences et négligences systématiques dans une garderie non agréée à Yogyakarta ; 27 suspects nommés en juillet 2026.
Combien de victimes ?
Au moins 53 sur 103 enfants présentent des signes physiques ; tous sont considérés comme victimes psychologiques ; la plupart ont moins de 2 ans.
Quels types de sévices ?
Violences physiques, attachement, enfermement, surpopulation, privation de nourriture et d'eau, négligence.
Pourquoi la crèche n'a-t-elle pas été fermée plus tôt ?
Elle fonctionnait sans permis et avait une bonne réputation ; un ancien employé a alerté les autorités.
Quelles réformes en Indonésie ?
Propositions de raids nationaux, licences plus strictes, contrôle renforcé, et pilotage de normes adaptées à Yogyakarta.
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